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: SCANDALES FRANÇAIS
Chapitre : V°) JUSTICE INJUSTICES ET ECONOMIE.
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           ***COMMUNIQUÉ  DE  PRESSE***
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24°) Dossier du MNEF (Mutuelle Nationale des Etudiants de France:

Après Urba Gracco, ELF, les mines d'or du Pérou dont on n'entend plus parler, voilà un nouveau dossier qui embarrasse la gauche, et peut lui aussi lui sauter à la figure. Si Alfred Sirven N°2 de ELF s'est défilé, ce n'est pas le cas de Bruno Pelletier, ex-imprimeur de l'Efic pour la MNEF, qui n'était pas parti assez loin visiblement. Il a été rattrapé le 12/01/99 par des inspecteurs de la brigade financière au Togo, où il avait monté en 1995 une station pour Radio Nostalgie. Les juges Armand Riberolles et François Neher souhaitent l'entendre sur un trou de 20 millions de francs qui aurait été créé à la suite de prestations occultes. Dans le collimateur, un autre cadre, l'ex-directeur de la MNEF, Olivier Spitakis, et son avocat Eric Turcon. Ce dernier a fait l'objet d'une perquisition le 26/01/99 à la demande de 4 juges, pas moins, les deux nommés précédemment, mais aussi Eva Joly et Laurence Vichnievski. Il faut préciser qu'il a aussi comme client Sirven.

Cette mutuelle avait bénéficié d'une remise de dette de 70 millions de francs obtenue grâce à la médiation de FO à l'époque auprès du CNPF. Cette transaction était paraît-il totalement illégalesur un plan administratif. Les cadres venaient en priorité de l'Unef-ID (je crois savoir que dans notre pays la discrimination est interdite). Cette mutuelle au départ a rempli son rôle correctement jusqu'à ce qu'elle se lance dans les affaires.

L'enquête en cours sur le MNEF, cherche à déterminer si la sécurité sociale a été escroquée de 1,1 milliard de francs, lourds évidemment, mais seulement pour l'année 1996; et les autres on en fait quoi. Le problème dans l'histoire, c'est que la sécurité sociale ne s'était pas inquiété de savoir jusqu''à aujourd'hui quelle type de prestation elle payait, si c'était les remboursements maladie, les frais de gestion, d'exploitation, des filiales de la MNEF ou autres.
Une question se pose, est-ce pareil pour toutes les autres caisses?
Si c'est le cas, on comprend mieux pourquoi la sécurité sociale a un tel déficit, que le contribuable, toujours lui, est obligé de combler, pour répondre aux incuries de notre administration. Participerait-elle à l'insu de son plein gré, comme un certain coureur cycliste bien connu, à des remboursement douteux sans le savoir.


MNEF, les événements se précipitent: 04/11/99:

Mme Guigou déclarait vers le 2 nomvebre il y a deux aspects dans cette affaire:
Dans la MNEF ce n'est pas une question de financement de parti polititque, vous avez des individus ...
F2: Vous êtes süre de cela
Ah oui. Enfin, en tout cas, il n'y a rien, aujourd'hui, dans le dossier de, il y a deux, deux, deux dossiers judiciaires. Il faut être précis dans ces cas là. Il y en a un qui porte si vous voulez sur la diversivication externe de la MNEF; la création de ces multiples sociétés, euh, une activité commerciale qui n'avait pas grand chose à voir avec l'objet de la mutualité étudiante, et puis il y en a un autre qui porte sur le plan interne, comment on traitait certaines personnes, est-ce que les activités étaient fictives ou pas. Cela concerne quelques individus, en effet dont, certains son mis en examen. Bon mais c'est pas, c'est pas une question de, il n'y a pas de de aujourd'hui, enh,  et je, de financement de parti politique. C'est quelque chose voilà, je crois qu'il faut être précis, parce que pour pas donner justement le sentiment, que, euh, tout ça, euh, c'est, euh, euh, il faut être précis dans les affaires judiciaires einh, et moi je vous dis ce qui a aujourd'hui dans les investigations des, des magistrats.
La valse des hésitations du ministre de la justice montre qu'elle est mal à l'aise et qu'elle essaye surtout de convaincre des français qui sont de moins en moins convaincu, surtout depuis que ces dernier constatent que l'on essaye d'évincer les juges en poste.
Robert Hue déclarait le 2 novembre:
Il n'y a plus de présomption d'innocence pour un homme public, pour un, pour une personne de, qui s'est engagé dans la vie public, et qui est mis en examen, alors que la loi le prévoit.
Il est vrai qu'il est lui-même en examen.

La veille de son audition du 26 octobre 1999 par la brigade financière, Olivier Spithakis avait déclaré qu'il ne tomberait pas seul, promesse tenue. Dans son communiqué, il déclarait:
" Certains milieux de la haute administration " et un climat " de la lapidation générale ".
Il a menacé de faire des révélations s'il était lâché. En décembre 98, la MNEF avait dressé une liste de 230 personnalités qui avaient eu des responsabilités en son sain, à croire qu'ils avaient prévu le procès à venir. Plusieurs autres noms figurent sur cette liste, des élus locaux et surtout des conseillers et collaborateurs des ministres comme Claude Allègre, Martine Aubry,  Chevènement, Lionel jospin. On y trouve aussi des élus locaux. On annonçait le 31 novembre que Dominique Strauss-Khan était rentré précipitamment et en avance de son voyage au Viêt-Nam. L'annonce de la démission imprévue du ministre des finances français, le mardi matin 02 novembre 99 à fait l'effet d'une bombe, mais aussi désappointé la droite.
Après la démission de DSK, les missiles ont volé à l'assemblée nationale le mercredi 03 novembre. C'est Lionel JOSPIN qui a tiré le premier missile en disant à la droite de regarder chez elle, et de corriger ses fautes de grammaire. Pourquoi, vous, vous ne faites jamais relire vos discours par une batterie de conseillers en communication? Mais cela prouve au moins Monsieur le Premier Ministre, qu'il y a encore à droite quelques députés consciencieux. Toujours est-il qu'il est choquant pour un français moyen d'entendre de telles déclarations, surtout quand on parle d'affaires qui mettent en cause le détournement d'argent public.
 Dommage que le gouvernement ne soit pas aussi efficace contre les lourdes fautes financières.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député, je vais vous répondre M. Haulier, avec d'autant plus d'intérêt, qu'il paraît que vous êtes quelques uns, à faire lire vos questions, avant de les prononcer ici, afin j'imagine, de vous assurer de leur parfaite correction grammaticale... Personnellement, politiquement, fonctionnellement, je suis totalement étranger à l'affaire de la MNEF. Si vous cherchez un système organisé, au fonctionnement institutionnel, et fonctionnement partisan, ou gestion d'une structure et avantages personnels ont été intimement liés pendant 20 ans, Mesdames et Messieurs les députés ne regardez pas, de mon côté.

En clair, regardez du côté de l'Elysée, M. Chirac du temps où il était maire de Paris. Quant à M. Hollande il déclare: A vouloir chercher Lionel Jospin, on finit par trouver J. Chirac.
Réponse du berger à la bergère, M. Chirac s'est étonné des propos de L. Jospin et a souligné que la vérité doit être dite, et rappelle que la conduite des affaires publiques nécessitent la maîtrise de soi. Il paraît que c'est la campagne présidentielle qui a démarré. Pourquoi, vous croyez vous que la république sera encore là pour les présidentielles. A mon avis au vu de toutes les affaires que l'on connaît, et surtout celles que l'on ne connaît pas,elle a de fortes chances d'exploser en vol. Il existe certaines affaires camouflées, sur lesquels il règne un silence assourdissant, même la presse n'enquête pas, à croire qu'il y a des ordres.
(03/11/99-01:27) Pour Claude Goasguen, Lionel Jospin a accusé dirtectement le Président de la république, il est vrai que de chaque côté il y a des affaires.
Je réagis quand même en me disant que le premier ministre, d'abord n'a répondu à rien, mais surtout qu'il accusé le président de la République implicitement et indirectement. Je dois dire que c'est une singulière manière de se défendre que d'aller dire regarder de l'autre côté ce qui se passe.

L'affaire Tibéri dérange et plusieurs voies à droite se sont élevées à plusieurs reprises pour réclamer sa démission. Il est évident que lors des prochaines élections, la droite perdra la mairie de PARIS, en raison  d'un déficit de crédibilité. Il est comique de se rappeler qu'il fut un temps où le parti socialiste avait ironisé sur l'hélicoptère qui avait été expédié dans l'Himalaya par M. Jacques Toubon pour récupérer le procureur Davenas, dans le but d'éviter une inculpation à Mme Tibéri. Or la gauche ne fait pas mieux puisqu'ils ont voulu neutraliser Anne-José FULGERAS, chef de la section financière du parquet de Paris.

Avec A-J FULGERAS, c'est l'affaire Gaudino qui recommence.

Conclusion, la gauche ne vaut pas mieux que la droite. Le député RPR Devedjian rapporteur spécial du budget de la justice, a demandé a être reçu par Mme FULGERAS pour avoir quelques explications sur sa mise au placard. Après qu'elle en ait informé son supérieur, le procureur Jean Pierre Dintilhac, elle a reçu M. Devedjian. Elle lui a déclaré qu'elle se retrouvait aujourd'hui sans poste, mais affirme que cela n'a aucun rapport avec le supplétif de l'affaire de la MNEF. On veut bien la croire, mais pour ce qui est du citoyen moyen, reste à savoir ce qu'il en pense, mais son opinion est faite. Ce qui est intéressant c'est les griefs reprochés par le procureur. Il a fallu 5 ans pour qu'on lui reproche une mauvaise organisation de son service, alors qu'elle a travaillé sur des dossiers comme celui d'ELF, du CDS, du Crédit Lyonnais et d'autres. On lui reproche ses absences à l'étranger, alors qu'elle en a fait une en 99 dans le cadre d'une mission des Nations Unis à Damas en août, prise en plus sur ses jours de congé. C'est à même époque que le procureur lui a proposé un poste de chargé de mission sur le blanchiment inférieur à son poste actuel. En clair, on voulait la contraindre à quitter le parquet, car il ne fait aucun doute que son travail dérange. En septembre elle est donc partie à la chancellerie, pour voir si on lui proposait un meilleur poste. On lui a proposé un poste à l'étranger ou de voir les chasseurs de têtes. Drôle de promotion pour les fonctionnaires de la justice trop efficaces dans leur travail, mais qui n'a rien de surprenant. C'est en effet un système similaire qui a été utilisé contre moi, dans une Filiale de France Télécom par un ex-conseiller de ministre socialiste. J'ai finalement été licencié en faute professionnel, licenciement reconnu comme abusif en appel, mais après combien de péripéties. Même mes plaintes contre X pour trafic d'influence ont été classée sans suite, ce qui est une violation caractérisée des articles de la convention européenne des droits de l'homme. On manque de magistrat expérimenté en France, et on propose à A-J Fulgeras de prendre la porte, curieuse méthode de gestion du gouvernement socialiste.

03/11/99 Le remplacement de Fulgeras avait été annoncé le jour même de la délivrance du réquisitoire supplétif. Or elle conservera son poste seulement jusqu'à la fin de l'année.

Pierre Truche, ancien premier président honoraire de la cour de cassation déclare:
Dans tout ce qui se passe actuellement, j'attends qu'on me montre, pour dire qu'il y a un gouvernement des juges, que des juges ont agi contrairement à leur obligations légales, qui ont agi en marge la loi. Si quelques fois, on a pu demander et obtenir la nullité des procédures, c'est pourquoi, c'est pour montrer qu'il n'y pas de gouvernement des juges. C'est pour montrer qu'il y a toujours des recours, y compris jusqu'à la cour de cassation, et y compris ce que l'on oublie souvent devant le parlement.
Les députés et sénateurs peuvent en effet changer la jurisprudence des juges. Normalement chaque justiciable peut faire appel de la décision d'un magistrat devant la chambre d'accusation. C'est peut être vrai, mais on oublie de dire, qu'il faut que le justiciable doit connaître toutes les ficelles, et surtout avoir les moyens de se payer des avocats efficaces qui se défileront pas devant des trop gros poissons. Or dans ce domaine aussi, les avocats courageux manquent, et se laissent le plus souvent influencer par la partie adverse dès qu'il y a du poisson politique à l'horizon. La seule solution pour mettre un terme à toutes les magouilles qui existent en France, consiste à faire une opération main propre. Il y en a ras le bol d'entendre parler de gouvernement des juges, dès que des politiques sont impliqués dans de sales affaires. Quant aux politiques qui visent à minimiser les affaires qu'elles soient de gauche ou de droite, à cautionner une forme de banalisation, ils devraient être débarqué de la politique et se voire retirer leur droits civiques, pour incitation à l'impunité de ceux qui sont à l'origine de malversations. Le journaliste du reportage télé, a indiqué qu'il manquait trop souvent un mot dans le vocabulaire des juges: l'impartialité. La justice doit être rendue certe, mais elle doit aussi être appaître comme juste, en démocratie. C'est à croire que ce journaliste a eu l'occasion de lire la lettre que j'avais adressé aux députés le 20 avril 98, sur la défaillance de la justrice.

Un projet secret de la chancellerie, vise actuellement la possibilité de supprimer la sous-direction des affaires économiques et financières. Ce département avait été créé en 94 par le garde des Sceaux de l'époque, Pierre Méhaignerie, pour lutter contre la criminalité financière. Pour une fois qu'un ministre de droite mettait un dispositif efficace pour lutter contre le crime de haute volée, voilà que c'est un gouvernement socialiste qui veut y mettre un terme. Le gouvernement socialiste est-il plus impliqués qu'on ne le pense au point de vouloir éliminer ce département, on est obligé de le croire. Serait-il donc un incitateur aux délits financiers, ou y-a-t-il d'autres affaires à découvrir, on peut le penser, sinon pourquoi vouloir supprimer ce département. Cette mesure si elle passe, sera d'elle-même, un délit. C'est en effet dans ce département que passe toutes les affaires politco-financières, l'éliminer revient à foutre la paix à tous les politiciens pourris et véreux qui sévissent dans notre pays. Quand on sait que pour le camouflage des détournements des politiques utilisent des intermédiaires qui ont jusqu'à 100 panaméennes, si on a pas de juges spécialisées dans ce domaine, il est impossible de découvrir les mécanismes de ces salopards. Le gouvernement socialiste pour lutter contre la délinquance financière internationale, n'a rien de trouvé de mieux que de supprimer ce rempart spécialisé contre ce type de crime, le gouvernement est donc pour les crimes financiers.

Suite à l'affaire de la MNEF, les événements actuels ne font que confirmer que la justice française ne fonctionne pas, dès que des personnalités et politiciens sont impliquées dans les affaires. La mise à pied du magistrat de la section financière, Mme FULGERAS en est un parfait exemple. Si vous voulez faire correctement votre travail, vous êtes évincés par n'importe quel moyen dès que vous touchez au milieux politiques. Or dans mon affaire contre France Télécom, j'ai été confronté à des gens liés de toute évidence à la politique. J'ai rencontré toutes sortes de péripéties, changements d'avocats par 2 fois, preuves non prises en compte par les prud'hommes, plainte contre X pour trafic d'influence classées sans suite, des entraves à la liberté du travail, et des écoutes téléphoniques illégales impossibles à prouver évidemment et pour cause. Malgré tout cela, j'ai réussi à gagner en appel, contre une filiale de France Télécom et son PDG, qui a été ex-conseiller du ministre Louis Mexandeau, et son témoin Mme Allègre. J'ignore si elle est apparentée à M. Claude Allègre. Les diverses anomalies, la faiblesse de la condamnation, et les entraves à la liberté de travail rencontrée, m'ont incité à saisir la commission européenne des droit de l'homme contre l'état français. Je ne vois pas pourquoi devant les défaillances actuelles des services de répression de l'état, on ne pourrait pas poursuivre aussi des ministres devant cette commission, . J'ai demandé à la cour européenne la possibilité de poursuivre son représentant en la personne de Monsieur le Premier Ministre Lionel Jospin, qui est le chef des administrations Françaises et est donc responsable de leur fonctionnement et dysfonctionnement, quand celles-ci refusent de mener les investigations nécessaires.

Le pouvoir socialiste fait pire que la droite. Le juge VanRunbeke qui était en poste à Renne, voit sa mutation au parquet de Paris refusé, au motif, qu'il n'y pas de poste disponible. Pourtant celui de A-J Fulgeras se libère. L'intervention du ministre de la justice E. Guigou n'a pas convaincu grand monde, et on se demande si elle arrivait à se convaincre elle-même.

(07/11/99-00:01) Suite au propos de Christine Deviers-Joncour dimanche matin 07/11/99 dans l'affaire de la MNEF et l'association France Taïwan, on a affirmé du côté de DSK le soir même, que celui-ci n'a pas été à Taïwan en 92, mais qu'il a été en Chine. On n'a pas précisé qu'elle était le rôle de sa mission en Chine. On précise seulement qu'il n'a pas été membre de cette dernière association, et qu'il n'a réalisé aucune mission pour elle.

(07/11/99-00:01) Quant à Jean-Pierre Chevènement, il a déclaré ce même jour que DSK n'aurait pas dû démissionner. Il considère que l'on ne devait pas prendre en compte cette affaire de papier et police de caractère. M. Chevènement semble oublier, que des preuves de ce type auraient par contre suffit à envoyer n'importe quel citoyen normal en prison. Il avoue de lui même qu'il ne connaît pas le dossier, qu'il n'a pas à se prononcer dessus, alors pourquoi donne-t-il son avis. Illogique. Si les politiques ont droit à une espèce de protection ou de sas, on ne voit pas pourquoi dans une république le simple citoyen au non de l'égalité, n'y aurait pas droit dans ce cas. Si un avis doit-être donné, c'est par les juges qui doivent faire appliquer les lois, et non pas le politique, qui est chargé de les faire. S'il n'est pas d'accord avec ce système qui a été mis en place par les politiques eux-mêmes, c'est que dans ce cas il a mal fait son travail. Cela ne veut pas dire qu'il faille pour autant faire des lois d'exception pour protéger les politiques, car là, on rentre de plein pied dans la discrimination excessive, ce qui dans ce type de situation pourrait conduire l'état français devant la commission européenne.
Quant à Alain Madelin il a déclaré dans cette affaire que la maison Jospin se lésardait. On veut bien le croire, mais on pourrait rajouter qu'il n'y a pas que la sienne.

(08/11/99-01:31) Christine Deviers-Joncour déclare:
Moi j'avais entendu parler par Alfred SIRVEN, de ces gens qui travaillaient, qui déjà s'activaient beaucoup autour de Taïwan, donc, moi ces gens je ne les avais pas rencontré. Moi j'étais cantonné dans ce réseau ELF/Thomson, j'étais cantonné, au quai d'Orsay, mais je sais qu'il y a plein de gens. Et j'en avais entendu parler par la bouche d'Alfred Sirven.

Cette déclaration se retrouve aussi dans une lettre adressée au journal du Dimanche. Elle évoque aussi les voyages parlementaires des proches de la mutuelle et tractations avec la Chine non-communiste. Elle cite aussi Jacques Cresson nommé en 91 vice-président de l'association Amitié France-Taïwan, au moment précis où la question des commissions se posaient. Pendant ce temps son épouse premier ministre à Matignon, faisait débloquer la vente des frégates quelques mois plus tôt.  Un enquêteur amusé parle de coïncidences troublantes. En plus un autre point commun apparaît dans ces affaires, c'est celui du chinois Edmond Kwan, qui serait intervenu en marge de discussions le 15/03/95 entre la direction de la MNEF, des responsables de la Générale des Eaux (CGE devenu Vivendi) et DSK. Il était l'avocat conseil de la CGE. Quant à Edmond Kwan, il est un intermédiaire obligatoire pour toutes les affaires de Taïpeh. Thomson a démenti l'intervention de M. Kwan, bien qu'il avait été présenté à des cadres de la CGE comme une figure incontournable du milieu des affaires. Alfred Sirven avait évoqué l'association France Taïwan très active de 1991 à 1994. Elle était hébergée précisément dans un immeuble de la MNEF, 25 rue Tiphaine à Paris. Jean-Marie Le Guen s'occupait du secrétariat et Olivier Spithakis en était le trésorier, et tous deux anciens de la MNEF. J-M Le Guen a formellement démenti avoir eu un rôle dans l'association France Taïwan dont il était vice-président. Il parle d'amalgames et fantasmes, propos que l'on a déjà entendu quelque part. On apprend qu'il avait cependant réalisé un premier voyage à Taïpeh en septembre 90, et qu'il y avait rencontré sur place l'avocat Denis Forman, ancien aussi de la MNEF. Les statuts de l'association devrait pourtant permettre de savoir qui faisait quoi. C. Deviers-Joncour affirme aussi que DSK avait été à Taïwan pour la vente de Mirage 2000-5. Son avocat, Mtre Léon Lef Foster déclare que cela était impossible, car il était à Pékin à ce moment. Par contre il a été à en 95 à Taïwan à l'invitation de ce gouvernement, et il déclare que son client n'a aucun lien direct ou indirect dans cette affaire ou avec cette association. DSK n'aurait pas eu besoin d'appuyer la demande d'Henri Proglio puisque l'intervention d'Edmond Kwan avait déjà débloqué la situation en faveur des deux filiales, la CGE et la Générale de Chauffe via Tao & Onyx (+F08). Il devient de plus en plus difficile de dissocier l'affaire des frégates et de la MNEF, plus on avance dans l'enquête, plus les liens se resserrent. Il n'y a qu'Alfred Sirven et Alain Gomez ex-PDG de Thomson qui serait en mesure de répondre à ces questions.

(08/11/99-01:37) La mise en examen début novembre du député socialiste François Bernardini des Bouches du Rhone dans l'affaire de la MNEF, fait naître des voix discordantes. Des élus locaux demandent qu'il démissionne temporairement de ses fonctions. Marie Arlette Carlotti conseillère générale du PS souhaite avec d'autres, qu'il se mette en congé afin de ne pas faire tort au PS local. François Bernardini, a répondu que cela était hors de question. Une lettre ouverte réalisée c'est transformée en pétition. Des militants de Marseille demandent un congrès fédéral extraordinaire, en prévision des municipales de 2001. A votre avis, pensez vous que la république tiendra jusque là, moi j'ai des doutes, je ne pense pas qu'il faudrait grand chose pour qu'elle s'effondre. Visiblement dans les rangs de la gauche comme ceux de la droite, il y a le feu de tous les côtés. F. Bernardini avait déjà démissionné auparavant de la présidence du conseil général à la suite de sa mise en cause dans la gestion de la commune d'Istres. Pour l'instant il est encore soutenu par la fédération.

(08/11/99-01:39) Depuis cette affaire, la MNEF a enregistré une perte de 120.000 adhésions. Des ex-adhrents ont créé une association de défense des adhérents de la MNEF (ADAM), qui va se constituer parti civil au procès. Ses intérêts seront défendus par Mtre Eric Morain. Il faut savoir que chaque dossier traité par la MNEF coûtait 350 F à la sécurité sociale.

En raison de l'internationalisation de l'affaire de la MNEF, puisque celle-ci débouche aussi maintenant sur l'affaire ELF / Thomson et les vedettes de Taïwan, on demande aussi bien du côté de l'Elysée que de Matignon, des notes à la justice, enfin plus précisément à la Chancellerie. Quant aux services secrets, si de la MNEF on doit rebondir encore une fois de plus sur ELF, il va y avoir du monde sur la brèche pour surveiller ce qui s'y passe, surtout qu'on ne l'a pas dit, mais il y a eu quelques officiers à passer à la trappe, chose que l'on sait moins. Mais les démissions dans ce corps sont plus feutrés que du côté politique.

(09/11/99-03:58) M. Chevènement lors de son intervention à l'assemblée nationale s'est tournné vers les député de droite et a déclaré:
Au lieu de hurler avec les loups, vous devriez vous poser la question de savoir, si ce vent médiatique qui souffle aujourd'hui dans un sens, ne pourrait pas demain souffler dans un autre.
Balle au centre et on repart pour un tour. Personne ni à gauche ni à droite n'a intérêt à voir les affaires s'envenimer. Est-ce à dire que les juges peuvent faire sauter la république? Cela est possible. Les politiques n'ont pas d'autres choix que de s'entendre entre-eux, et de faire taire leurs différences, car ils sont tous mouillés, d'où les croques-en-jambe de plus en plus nombreux fait aux juges, qui ne font pourtant que leur travail, en appliquant les textes.
Quant à M. Balladur toujours prêt à saisir une balle au bond, il déclare le même jour:
Il n'y a plus de secret de l'instruction, il n'y a plus de présomption de l'innocence, et dans une certaine mesure, il n'y a plus de respect absolu des droits de l'homme, pas seulement pour les hommes politiques, mais pour tous les citoyens.
C'est bizarre comme les hommes politiques se rappellent les réflexions de certains citoyens français, surtout quand c'est des politiciens qui se prennent les pieds dans les tapis de la justice.Une réforme est actuellemnt en cours discussion parlementaire, pour renforcer les droits de la défense. Un congrès doit se réunir le 24 janvier 2000 pour voter la rénovation du conseil supérieur de la magistrature. Un volet de la réforme d'E. Guigou concernera la responsabilité des magistrats. On espère que ces mesures permettront d'avoir une justice plus juste, mais on peut craindre l'augmentation dans le même temps de l'impunité des hommes politiques, pour des actes délictueux. Il suffit de voir comment on traite certains juges en France en charge des affaires politiques. On les brime par tous les moyens pour bloquer leurs investigations. Reste à savoir si le gouvernement ne va pas essayer de mettre en place une justice d'exception dans le but de protéger les politiques, au lieu de faire respecter les lois de la morale et de la république.

(10/11/99-03:52) Le numéro deux du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadelis impliqué dans l'affaire de la MNEF, a reçu une convocation pour comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, pour recel d'abus de biens sociaux. Il aurait bénéficié d'un emploi fictif à la MNEF entre 1993 et 1995. Il s'est donc mis en congé du secrétériat national du parti socialiste.


La MNEF et le gouvernement Balladur: (07/12/1999-00:59)

Le nouveau Président du RPR à peine nommé, voit son nom concatainé avec l'affaire de la MNEF. La carte jeune a été créée sous le gouvernement Balladur. Un appel d'offre a donc été réalisé en novembre 94, et c'est la MNEF qui précisément avait obtenu le marché, par le biais de Michèle Alliot Marie (ministre de la jeunesse et des sports en 94), qui vient d'être nommée Présidente du RPR (vote le 05 et nomination le 06/12). Vous avouerez que la coincidence est surprenante, à peine nommée, une affaire de plus éclate. Les juges et la police s'intéresseraient de très près à la carte jeune. Cette carte a été un FLOP, car seulement 300.000 ont été distribuées en 5 ans au lieu des 2 millions initialement prévues ce qui s'est traduit par une perte financière de 12 à 30 MF. La carte jeune devait offrir des services, comme les assurances, réduction sur les crédits... Laurent Avignon, Président d'Avigon et Associés, groupe spécialisé dans la jeunesse, perdant de cet appel d'offre déclare aujourd'hui:

-- A partir de l'attribution de l'appel d'offre en fait nous n'avons pu eu de relation, donc plus de rendez-vous. Donc c'est pour ça que nous avons envoyé des courriers pour demander de l'information. La simple, nous avons pas eu de réponse écrite, la simple réponse orale que nous avons eu, c'est de ne pas faire de vague.
Le journaliste -- Qu'est ce qu'on vous a dit, quand on vous a dit il faut pas faire de vagues.
-- Ben, pas faire de vagues cela veut dire effectivement euh, c'est qu'il y en a certainement à faire.

Les vagues ont finalement été faites par la cour des comptes, qui a conclu en novembre 98 à un manque de transparence en visant le ministère de Michel Alliot Marie qui déclarait le 01/12:

-- Ecoutez, je suppose que votre question, a peut être un rapport avec l'élection à la présidence du RPR, en tous les cas, je ne peux malheureusement pas vous dire grand chose, étant donné que la carte jeune a été gérée par un organisme complètement extérieur au ministère. Donc je n'en sais rien.
-- Mais l'appel d'offre a été passé par le Ministère à l'époque.
La journaliste -- Non, Non.
Or un document signé de sa main a été expédié au perdant de cette affaire.
 
"  Après avoir entendu l'avis de la commission chargée d'examiner les offres, j'ai décidé de 
ne pas retenir votre proposition. "
C'est ce qui s'appel un tir au but, touché coulé dès la première salve. L'actuel président de la MNEF, Pouria Amirshahi, qui était un leader des mouvements étudiants à quant à lui déclaré qu'elle s'était bien occupé de ce dossier:

-- Le gouvernement Balladur à besoin de redorer un peu son blason auprès de la jeunesse et, c'est à cette époque que Michèle Alliot Marie et Spitakis passent un accord où on débouche sur la création de la carte jeune...

L'ex-directeur général de la MNEF, Olivier Spitakis, actuellement en détention provisoire, voulait se faire accepter par le gouvernement de droite de l'époque. Sur le rapport parlementaire sur la MNEF on trouve des noms de personnalités strokistes et de la droite de l'UDF au RPR, commede François Barouin, ceux de Pierre Abertini, Gérard Andreck, Pascal Bau, Jean Michel Blanquer, etc... Au final la MNEF va dissoudre la société anonyme Carte Jeune. Reste à savoir maintenant si l'affaire de la MNEF va entraîner dans son sillage la nouvelle présidente du RPR. Ce serait le comble qu'une affaire de gauche coule la droite, mais en réalité il y a bien une autre affaire qui finira par exploser un jour ou l'autre, c'est l'affaire des mines d'or du Pérou du temps ou Claude Allègre était président du BRGM ( voir 05-07B )
 



 
DATES EXPLICATIONS
12/01/99 Bruno Pelletier, ex-imprimeur de l'Efic a été ratrappé par les inspecteurs de la brigade financière au Togo, où il avait monté en 1995 une station pour Radio Nostalgie. Les juges Armand Riberolles et François Neher souhaitent l'entendre sur un trou de 20 millions de francs qui aurait été créé à la suite de prestations occultes. 
26/01/99 Eric Turcon a fait l'objet d'une perquisition à la demande de 4 juges, pas moins: Armand Riberolles et François Neher, Eva Joly et Laurence Vichnievski.
/04/99 La MNEF parti civile
28/10/99 L'ex-directeur de la MNEF, Olivier Spithakis a été écroué 
31/10/99 Retour précipité du Viêt-Nam de Dominique Strauss-Khan 
01/11/99 Mise en Examen de DSK
02/11/99 Démission de DSK dès le matin. 
Création d'une association pour la défense des adhérant de la MNEF dont l'avocat est Alexandre Varaut. Les membres de l'association de MNEF se sont constitués individuellement partie civile
03/11/99 La chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris à rejeté la demande de remise en liberté d'Olivier Spithakis
03/11/99 Nomination de Jean Sauter pour succéder à DSK.
09/11/99 DSK pris en flagrant délit de conflit d'intéret, un de ses anciens clients découvre qu'il défendait aussi son adversaire, la CGE.
10/11/99  La chancellerie refuse au juge Van Rumbeke un poste sur Paris.

 
 SOURCES Numéro Page Date Observations
 L'Evènement   746 023  18-24/02/99 
 Marianne  098  032  08-14/03/99


 
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